Premiere semaine indienne...

Publié le par Cécile

Mercredi 17 octobre 2007. De Bombay à Tarkarli.

 

Dur dur de trouver le repos !!

La première matinée, les enfants dorment jusqu’à midi…

C’est Merlin, notre couche-tard, qui a le plus de mal à se mettre dans le décalage horaire.

Nous prenons donc le bus pour Tarkarli mardi soir à 17h. Nous mettons plus de trois heures pour traverser et quitter Bombay… Quand je vous disais que c’était une fourmilière !! (16,4 millions d’habitants) PHOTO-bOMBAY-BLOG-CEC.JPG
Le trajet en bus est plutôt rock’n’roll, nous avons deux couchettes de deux places à l’étage pour nous quatre, en face à face. Ce bus semble avoir perdu ses amortisseurs depuis une centaine d’années et à chaque nid-de-poule nous faisons un bond d’un mètre au plafond (qui n’est qu’à 50 cm !!).

La nuit nous traversons plein de villes où l’on peut voir des petites fêtes, genre « bal musette », avec les guirlandes et les gens qui dansent. Je m’en étonne et dis à Merlin qu’ils font la fête alors qu’on est en semaine. Merlin explose de rire à cette expression, et me répond : « que veux-tu qu’on soit d’autre qu’en semaine ? Si on n’est pas en semaine, on est dans la m… !! ». Sourire .

Bon an mal an, nous arrivons quand même à nous reposer : dormir serait un bien grand mot…

L’arrivée se fait dans une situation de stress maximum, le « chef » du bus nous houspille pour que nous sortions en nous prévenant 30 secondes avant l’arrivée. Il me dit de ne pas m’inquiéter, que je gère Merlin et qu’il gère Cassandre et Ambroise, qui sont dans l’autre couchette. Eh oui, il a eu le temps de faire l’inventaire dans le sac de Cassandre (me le dira-t-elle plus tard), et de subtiliser son appareil photo dans l’effervescence de l’arrivée. Nous ne nous en rendrons compte qu’une heure plus tard, après un autre trajet en rickshaw.

Le plus agaçant, c’est qu’il ne pourra pas en faire grand chose, vu que tous les câbles sont dans mon sac… Que cela nous serve de leçon, je me semblais être très vigilante, il faudra l’être encore plus !

L’hôtel où nous débarquons est bien situé, sur la mer, dans une pinède. Il paraît que la mer est dangereuse… On mènera notre enquête demain. Le bungalow est spacieux, rustique et sombre, mais agréable. LE-BUNGALOW-BLOG-CEC.JPGCASS-SDB.JPG

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La fatigue se fait toujours sentir, mais nous arrivons quand même à nous caser deux heures de travail scolaire ce matin, les enfants font contre mauvaise fortune bon cœur. Les siestes sont interminables, je crains le pire pour la nuit à venir.

 

Au bout de trois jours, je peux tenter de faire un résumé de mes premières découvertes indiennes :

-         L’accent anglais des Indiens m’échappe, le mien leur échappe, bref, on a du mal à se comprendre !

-         Le hochement de tête des Indiens (que mes enfants reproduisent maintenant à merveille, et qui est différent de celui des Malgaches) veut dire : oui, non, peut-être, je sais, je ne sais pas. À nous d’y faire notre traduction !

-         Les crachats des Indiens sont nombreux et multidirectionnels.

-         Je comprends maintenant pourquoi les oeillets d’Inde s’appellent des oeillets d’Inde.

-         Les Indiens sont des affolés du klaxon. Impossible de faire plus de 100 mètres sans l’utiliser, difficulté supplémentaire pour trouver le sommeil.

-         La cuisine est très variée et très épicée. Il faut faire preuve d’audace à la commande, vu qu’on ne comprend pas ce que la carte nous propose ! Et même si nos espoirs sont souvent déçus à cause de la quantité impressionnante de piment dans les plats, les enfants ont découvert le lassi (yaourt un peu liquide aromatisé ou non), et le tchai (thé au lait). Ce qui fait qu’avec le riz blanc, je sais qu’ils mangeront toujours à leur faim…

-         D’une manière générale, la femme blanche seule et les trois enfants noirs que nous sommes, attirent souvent l’attention, plutôt la sympathie, fréquemment les questions, parfois l’indifférence,  jamais l’hostilité.

-         Mais les Indiens semblent quand même machos, ou alors le poids de nos sacs se voit de loin et ne les inspire pas !

-         Tout semble ici être un bordel innommable, et au final, contre toute attente, les bus partent à l’heure, les taxis arrivent aux bons endroits, les 100 000 interrupteurs et prises dans les chambres fonctionnent, les gens trouvent des solutions. Je revois donc mon jugement : tout ici est un bordel organisé.

 

Jeudi 18 octobre 2007. Tarkarli.

 

            Je dirais que cette journée est la première journée où nous trouvons notre rythme.

 

Rythme de sommeil, où la nuit a ressemblé à une vraie nuit avec du vrai sommeil, et où nous nous sommes levés enfin en forme.

 

Rythme de travail où nous avons pu respecter le programme qu’on s’était fixé.

Et les jeux de dés et autres activités ludiques en attendant d’être servis à table (une heure minimum à chaque fois) nous aident à réviser nos tables de multiplication et nos conjugaisons. Je repense à Georges observant mes enfants à la Réunion en me répétant régulièrement « tout est jeu »…

 

Rythme de détente, avec une longue ballade sur la plage, que nous avons longée jusqu’au village de pêcheurs voisin.(photo village pecheurs) La plage était parsemée de milliers de poissons morts, pollution ?FEMMES-DES-PECHEURS.JPG

J’ai fini par comprendre d’un Indien que les pêcheurs avaient cassé un de leurs filets en le remontant, et qu’il y avait donc eu une marée de poissons échoués sur la plage. (Photos plage)

Nous nous sommes donc permis une grande baignade, puis des jeux de plage. CASS-SAUTE.JPGLES-GARS-SAUTENT.JPG
Les gens ici ne se baignent pas beaucoup, est-ce la raison pour laquelle le monsieur de l’hôtel m’a dit hier que la baignade était dangereuse ? J’ai un peu sondé les gens ici : l’eau n’est pas profonde, il n’y a pas de courants, mais pour des non-nageurs…
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Nous avons rencontré quelques Indiens anglophones, sympas et curieux de notre équipée. Les enfants ont baragouiné entre eux, ayant comme langage commun le jeu.

Nous commençons donc à nous détendre, à nous poser, à comprendre ce qui nous arrive, et à l’apprécier. On décide donc de rester encore demain ici.
Le vendredi sera une journee de travail scolaire et de baignade, cool.

 

Samedi 20 octobre 2007 : de Tirkali à Goa

 

Lever aux aurores ce matin pour attraper le bus qui va à Goa.

Le trajet est plutôt long, 4h, dans un bus fatigué et klaxonnant, mais avec de sympathiques italiens rencontrés hier, Heidi et David. Nous discutons, nous découvrons le paysage très vert et luxuriant (notre premier trajet s’était fait de nuit), nous observons les gens qui montent et qui descendent aux différents arrêts ; bref, le temps passe vite.

Nous avons eu ensuite la chance de vivre en direct live, sur notre trajet suivant en bus, un remake de l’histoire que tout le monde connaît : « comment mettre 15 éléphants dans une deux chevaux ? ». Le remake s’appelle « comment mettre 56 personnes dans un bus conçu pour 36 ? ». Eh bien, c’est comme dans la blague, il suffit d’en mettre 25 assises, et 31 debout, avec une chaleur torride et des voyageurs fatigués… mais c’est possible !

 

Mais, comme l’a si bien dit Ambroise à l’arrivée : « ça valait le coup du bus !! »

En effet, il règne ici une atmosphère paisible. Nous sommes allés dans un petit hôtel recommandé par un copain de Charlotte. Accueil sympathique, chambre clean et spacieuse, descente à la plage, baignade savatrice, rencontre de gens très sympathiques. Un havre de paix où nous allons rester quelques jours.

Il y a des cyber-cafés, nous y avons fait un saut, le temps de lire et répondre à quelques messages des 26 reçus… Et hop ! Panne d’électricité, on reprendra le courrier demain !

Nous avons donc fini la journée dans un sympathique restaurant tenu par des népalais, cadre chouette (coussins et tables basses). Nous avons discuté longuement avec un des gars du restaurant, Padam, curieux les uns des autres de nos habitudes de vie respectives (Cassandre se met petit à petit à oser parler anglais).

Je le traiterai demain… Il y a des choses plus faciles à montrer qu’à expliquer…en anglais !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Inde 15 oct -15 dec

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Commenter cet article

Marc L 24/10/2007 11:46

Salut la compagnie! toujours en pleine forme à ce que je vois! Je suis de tout coeur avec vous et vous restez dans mes médit à chacune d'entre elles! Pleins de bonheur et de récits en perspectives!! Est-ce que les yeux sont assez grands pour tou voir????Heureusement les photos sont là pour ça!!!merci de ces nouvelles fréquentes!!Bonne route!!Marc

caroline 24/10/2007 11:18

Ciao les gars les filles,J'aime beaucoup la pirogue sur la plage près de Tarkirli.Vous êtes beaux!L'aventure continue, alors encore des photos, encore des récits!Bon vent, vous êtes dans nos coeurs...Biz.Caro.

blanc véro 23/10/2007 14:23

salut cécile, salut la marmailleje fais un deuxième essai le premier n'étant pas concluant, entre deux rdv je lis vos péripéties, ça fait rêver, ça détend, encore que...les voyages avec saut...les plats trop pimentés... mais le reste yes, pleins de bonheur de tendresses j'écrirais plus si cela marche, pleins de bisous véro

michette 22/10/2007 16:59

Helllo la ptite famille.... comme c'est bien de vous lire... si j'avais su que vous n'aviez jamais bu du t'chai.... j'an fais un excellent à TAOTHE. Tout le monde me demande comment je le fais tellement je le réussis bien... hum le bon lassi... j'adore... pour le piment, y parait que c'est sérieux et galère avec des enfants... vive le riz blanc.. Joel est jaloux, son souvenir de jeunesse remonte à la surface et il voudrait partager un curry avec vous... bon, bin.... quand on se retrouvera... vous allez peut être apprendre à le cuisiner.... mille bisoux à vous.... michèle et joel

Jean Marc & Co 22/10/2007 08:26

Bon, pour les oeillets d'accord... Mais les cochons ?Tout cela sent bon l'oeillet, la poussière, la joie et la famille Randri. Pourvu que ça dure !!!