Quitter l’Inde…

Publié le par Cécile


 
Soso me demande dans son dernier mail si l'Inde a ete difficile a quitter...

L’Inde est un pays tellement intense, excessif et contrasté que je la quitte sans vraiment d’état d’âme. J’ai été heureuse de la découvrir avec les enfants, j’y ai dépensé beaucoup d’énergie !

Difficile d’exprimer sans le déformer ce sentiment presque de soulagement à prendre l’avion pour d’autres cieux, après une intensité pareille.

Comme si ce qui nous attend plus loin sera moins éprouvant, ou peut-être plus reposant.

 

Nous y avons été tour à tour émerveillés, touchés, étonnés, amusés, intéressés, émus, impressionnés, admiratifs.

 

Nous avons aussi été tour à tour agacés, fatigués, dégoûtés, perplexes, énervés.

 

L’Inde est un pays si différent du nôtre qu’elle est souvent difficile à saisir. Il faut se laisser imprégner petit à petit, en tentant d’éloigner des propres repères.

 

L’Inde est un pays bruyant, ou le sommeil est mis à dure épreuve.

L’Inde est un pays sale et pauvre, qui confronte et instruit des enfants gâtés comme nous.

L’Inde est un pays religieux, où le destin personnel est remis en toute confiance entre les mains d’un pouvoir supérieur. Ce qui explique sans doute la résignation devant la misère, ou encore le système des castes. Ce qui explique aussi peut-être l’irresponsable conduite des gens sur la route !!

L’Inde est un pays qu’il faut du temps à intégrer, tant d’informations nouvelles !

 

L’Inde est un pays qui vous retourne comme une crêpe, en l’espace d’un instant :

Des pétales de roses dans une vasque à l’entrée d’une demeure au caniveau bouché vomissant ses reflux à deux pas de  la meme entrée.

De la beauté parfaite du Taj Mahal à la main suintante du lépreux qui fait l’aumône devant.

De la flûte mélodieuse juste devant vous au klaxon agressif juste derrière.

Du regard intense mais pudique d’une fillette au coin d’un temple à la sollicitation sans limites du rickshaw.

De la pureté du désert à l’air irrespirable des grandes cités.

Les impressions contradictoires se succèdent ici avec une facilité déconcertante, ne vous laissant jamais au repos.

Oui, l’Inde est un pays qui ne laisse jamais indifférent.

Oui, l’Inde est un pays fatigant et confrontant.

Oui, l’Inde est un pays splendide et attachant.

Publié dans Inde 15 oct -15 dec

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sylvaincuppens 08/04/2008 15:52

On dirait du Prevert. Fort bien ecrit tout ca. Et tres juste pour ne rien gacher !

agnès 26/12/2007 20:18

Bonjour à tous les 4!c'est super de pouvoir vous suivre quasiment au quotidien...d'avoir les anecdotes de chacun...J'adore jeter un coup d'oeil au boulot pour m'évader!Excellentes fêtes de fin d'année!!!bises.Agnès.

Margot 24/12/2007 12:06

Enfin les vacances, je vaispouvoir vous suivre un peu plus régulièrement!!ralala, encore une fois, tes histoires font réver!On vous envie la chaleur,ici on est content quand on passe au dessus du 0°!maman a du te direqu'on a recu votre paquet IndienMerci, on a hâte de découvrir ce qu'il y a dedans! En tout cas on était tous amusé et emerveillé de voir le colis a l'indienne!!Joyeux Noël et gros bisous a tous!!Vous nousmanquez!!Je vous aime!

gwen 24/12/2007 07:44

Bonjour à vous tous; j'habite à la Réunion depuis X années et je suis votre périple avec attention.pour ce qui est de l'Inde c'est exactemt ça, pays attacht et insupportable; j'y suis allée plusieurs fois ds le Sud (très jeune, 19 ans avec sac au dos et peu d'argt) et c'est une sacrée claque que j'avais prise.Je vs ai connue gràce à votre voyage en Namibie (ns y partons ds trois jours.)Je vs souhaite un bon parcours ; la Thailande est un très beau pays surtt du coté de chang maî et de chang raî (ns y avions fait une randonnée de 3 jours ds le fameux triangle d'or et y avions rencontré un eunuque du Kuo-ming-tang réfugié depuis lgtps et chef du village, des chevaux portant des sacs remplis d'opium,des chps de pavot partout, des coups de fusils entendus au loin, des enfts effrayés ds les villages car ils n'avaint jms vu de blancs et encore moins une blonde (surtt qud elle se lavait les cheveux, dehors, devt tt le village ébahie) et le soir venu ces mêmes enfts en train de chanter frère jacques avec ns; que de magnifiques souvenirs! Gwen.