Une virée à Muang Ngoi

Publié le par Cécile




Muang Ngoi est un paisible village situé sur les rives de la Nam Ou.
Pour s’y rendre, il faut prendre une pirogue à moteur et remonter la rivière pendant une heure.



Aucune moto, aucun véhicule à moteur, pas d’électricité.
Les seuls moteurs entendus dans la journée sont ceux des pirogues. Et le soir, ceux des groupes électrogènes qui ronflent de la nuit tombante jusqu’à 22h.

Un village qui vit de la pêche, un peu de la culture, et des touristes qui s’aventurent jusqu’ici.
Nous nous sommes installés dans des petits bungalows en bois donnant sur la rivière.





 















Cette rivière qui permet à chacun de vivre ici:
Des pêcheurs qui fabriquent ou réparent leurs filets, qui rentrent de la pêche.
Des enfants qui viennent patauger ou jouer sur un tronc de bambou.











Des femmes qui viennent faire leur toilette.
D’autres qui font la lessive ou la vaisselle.
D’autres encore qui viennent y « laver » la salade. (Y reste-t-il un peu d’eau propre ?)
Des buffles qui viennent d’y rafraîchir.



Des canards qui barbotent.
Et tout ça dans le même temps…

Une vie simple, faite de petites choses qui se renouvèlent quotidiennement, où tout le monde connaît tout le monde.
On a l’impression que le temps s’est arrêté ici. Nous goûtons à notre première journée de paisible torpeur dans ce village, dans cette ambiance suspendue, quand nous croisons Lotte, la maman danoise d’une sympathique famille que nous avions rencontrée à Luang Prabang et quittée à Contrecoeur !
Elle nous explique qu’ils nous pistent depuis hier, qu’ils ont quelques jours devant eux et qu’ils aimeraient les passer avec nous ! Quelle bonne idée et quelle bonne surprise !
Ni une, ni deux, nous trouvons à louer une pirogue pour la journée et partons pique-niquer, pêcher à la ligne et nous baigner.



















Et quand bien même notre pêche n’a causé de tort à aucun poisson, nous avons passé une excellente journée. Les enfants s’amusent, progressent tous en anglais, puisque c’est leur dénominateur commun, gage d’une possibilité de communication. En très peu de temps, ils sont capables de s’apprendre des jeux de cartes, des tours de magie, des chansons… Quand la motivation est là, les apprentissages se font bien vite !

Le lendemain, accompagnés de Kai notre guide, nous partons tous ensemble pour deux jours en montagne. Nous traversons les rizières, visitons des grottes,

 














croisons des buffles en pleine toilette,



pénétrons dans la forêt humide et faisons connaissance avec les sangsues…





 Nous traversons des villages bien plus isolés que Muang Ngoi, puisqu’ils n’ont même pas la rivière qui les relie au monde, mais juste 5h de marche… Et ici pas d’hélico comme à Mafate !



















Les enfants jouent à des jeux d’enfants qui fédèrent les enfants du village… cette fois-ci, le langage commun est le jeu.

Nous allons en fin de journée nous laver à la rivière, (toilette de chat pour certains, effrayés par les sangsues !). Nous mangeons un délicieux canard au barbecue, découvrons le lao-lao, whisky local, et ne demandons pas à être bercés dans nos petits bungalows.


 













 La seconde journée de trekking consistera en une longue marche sur les sentiers boueux, jusqu’à retrouver la rivière Nam Ou l’après midi, afin de faire une partie de pêche à la nasse.














Celle-ci sera presque aussi infructueuse que celle de la veille, mais nous croiserons providentiellement quelques pêcheurs qui nous vendrons de délicieux poissons-chat ! Et après l’effort, le réconfort…
































La semaine va ainsi passer agréablement et nous quittons nos nouveaux amis après 6 bonnes journées passées ensemble. Nos chemins se séparent ici : nous reprenons la route du sud en pirogue, ils continuent celle du nord en bus… Ainsi va la vie des voyageurs…









Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

KRI 06/04/2008 09:58

Je reviens parceq que çà n'est pas passé sur celui de Cassandre et je voulais participer à son jeu de carte postale : est-ceune statue en terre d'une maman avec son bébé? ou encore un bois tourné dans la rivière? quand à ton artisan Cécile??? perce-t-il des trous dans unesouche de bois avec une mèche? Nous ne voyons pas très bien! Aujourd'hui semi-marathon à Châlons=prèsence de presque tous les Garnesson+Paul donc pâtes pour tous hier soir (nous compris) chez Soso. Bisous,bisous.

KRI 01/04/2008 17:24

Le calme de votre semaine passée dans le nord transparait danx$s ton blog! Une semaine gratuite, avec des compagnons de route, quel bonheur! Vous y avez retrouvé une bien belle rivière avec beaucoup de possibilités d'activités... et découvert encore d'autres façons de vivre... Quel gout ça a le poissonchat? Beaucoup de bisous (on en a à rattraper après cette semaine de vadrouille!!!