La Namibie...Juillet Août 2006

Publié le par Cécile




  • Un pays de poussière, ou même les petits noirs sont blancs (enfin...surtout les miens!)
  • Un pays dans lequel on arrive omnivore et dont on repart carnivore
  • Un pays où l'on vit à l'heure du soleil, où se coucher à 21h relève de la nuit blanche
  • Un pays où l'on s'enquille 6000 km de voiture en un mois sans problème
  • Un pays où croiser des zèbres relève d'une banalité sans nom, mais où rencontrer un namibien relève de l'exploit!
  • Un pays où le barbecue est un sport national
  • Un pays où chaque jour apporte son lot de découvertes et d'émerveillement


Cartes disponibles online, par ordre de détails :
Ci-contre, carte de notre itinéraire de juillet-août 2006 (Habillage, par Michel Merlin avec Microsoft® Paint, d'un fond de carte Namibie de Encarta® Atlas ; ©Microsoft®, FAQ, Q1 "school report").
 
Dimanche 9 juillet 2006
 
Après des mois et des mois de préparatifs, de rêves, et plus récemment de nuits blanches, l'aventure imaginée devient réalité. Embarquement pour Johannesburg (26°15S, 28°03E). À L'atterrissage sur le tarmac de la mégapole, Ambroise, notre grand spécialiste de la faune, hurle dans l'avion : « Maman, je viens de voir une autruche !! » On n'a pas fini de rire à la découverte des animaux africains ! Une chape de brume marron recouvre l'horizon : poussière ? pollution ?
Stress à l'idée qu'on peut galérer pour retrouver Margot, mais tout se déroule comme prévu.
Mes premiers mots en anglais avec le douanier sont plutôt concluants : on se comprend !!!
Je téléphone à l'hôtel pour qu'on vienne nous chercher : idem, le gars semble me répondre ! (Merci Anna pour tes cours d'anglais cette année). L'ambiance locale est plus cool que ce que je craignais, les gens sympas, l'aéroport clean, et pas si grand (ou bien je n'ai pas tout vu ?) On ne se fait pas harceler.
Petit hic en arrivant à l'hôtel, ils ne prennent pas la CB. Je suis bonne pour refaire un A-R à l'aéroport pour faire du change. Le prix d'un taxi un dimanche après midi, quoi...
Fin de journée à buller. Les filles chargent le MP3, les gars se salissent dans les jeux du jardin, et moi ? Je ne fais rien, que c'est bon ! On commande des repas, Mac'do pour les uns, pizzas ou pâtes pour les autres, coca, Sprite et bière : on n'est pas en Afrique, on est aux States !
Et ce soir, c'est la finale !! La TV est allumée dans la chambre, et l'ordinateur va assurer le baby- sitting avec « sauvez Willy ». La vie est douce, la décompression arrive, même si je sais qu'elle ne sera effective qu'arrivés en Namibie.
En fait je nous ai surestimés ! on n'a même pas tenu la première mi-temps ! Le sommeil nous a rattrapés.

 
Lundi 10 juillet 2006
 
Mal dormi cette nuit. Les gars se sont réveillés tôt. Nous avons eu droit à une partie de rediffusion du match France-Italie au petit dej'. Bref, on a perdu. Ambiance « strange » au petit dej' : feu de cheminée, toasts, et foot.
Puis départ rapide pour l'aéroport. Les guichets d'enregistrement annoncés ne correspondent pas, on galère un peu à trouver, mais sans stress vu qu'on est tôt.
Petit vol de 2 heures, on survole l'Afrique australe, c'est beau.
Arrivée sur Windhoek (22°35, 17°03). (On ne dit pas « ouinedok » mais « vin't'ouk », c'est bon à savoir) . Sortie de l'avion magique, l'air est limpide, l'horizon clair, c'est magnifique. On a l'impression d'être dans du « pur ». L'air par contre est très sec.
Nous sommes attendus par le loueur de voitures. Embarquement en groupe, en bus, pour aller chercher nos véhicules. Trois heures de paperasse, discussions, découverte du véhicule. C'est étonnant et fatigant en même temps. Les enfants trouvent le temps long. Merlin trouve tous ces gens bizarres de ne pas savoir parler français. Cela me demande un effort d'attention énorme pour comprendre tout en anglais, je fais répéter, je répète à ma façon pour être sûre que j'ai bien compris.
Le 4X4 est énorme, et pas tant que ça finalement quand on y case tous nos bagages. Il est flambant neuf, 13 200 Km au compteur. Volant à droite, conduite à gauche, cela aussi demande un effort et procure du stress. Enfin ça dépend pour qui : les enfants rient comme des baleines à chaque fois que je mets l'essuie-glace pour tourner à droite, ou à gauche. Je demande à tout le monde d'être vigilant en même temps que moi pour être sûrs que je ne me trompe pas de chaussée, dans les carrefours !
Dernier stress de la soirée : reprendre la voiture pour aller faire des courses. Finalement, je trouve que ça rentre assez vite, et l'on y arrive plutôt bien en fin de  parcours !
Soirée au back-packers. L'ambiance y est cool, l'accueil sympathique. On est crevés et les enfants n'arrivent pas à attendre l'heure du repas. Ils s'endorment dans les canapés. Le décalage horaire et l'air frais font leur effet. Je ne vaux guère mieux, à 20H30, je suis au lit.
 
Mardi 11 juillet 2006
 
Première vraie journée de « baroude ». Après encore une nuit agitée et de mauvais sommeil, je me réveille tôt. Je réorganise les valises pour que ce soit plus pratique dans le 4X4 car nous sommes hyper chargés et il n'y a pas de rab de place dans le coffre.
Petit dej' ambiance backpackers avec d'autres personnes. J'ai une touche avec un pasteur sud-africain, puis un voyageur solitaire Lyonnais ! puis mise au point du tour avec Christine, derniers petits détails. Je lui demande comment elle est arrivée ici : « l'amour », me répond-elle. Ah ! L'amour !
Nous prenons donc la route à 10h du matin. Je comprends ici l'expression « ruban » quand on parle de route ! J'essaie de faire des photos pour le décrire mieux. Une route droite comme un I jusqu'à l'horizon, tout le temps. La route est bonne, il n'y a pas beaucoup de trafic, et les voitures que nous croisons sont toutes des 4X4 ou des camions.
Pique-nique sur le bord de la route, je suis contente d'avoir si bien prévu le voyage. Les gamins sont aux anges entre les curiosités extérieures, les bouquins, les bonbons, le micro, ils sont cools pendant le voyage.
Pour ce qui est des curiosités extérieures, la première super surprise pour tous est une famille de babouins sur le bord de la route. On ralentit, on s'arrête, on rit, on observe, on prend des photos. Ah, le rire et l'enthousiasme d'Ambroise font chaud au coeur. On en rencontrera à plusieurs reprises, et l'effet sera toujours aussi excellent !
Passage du tropique du capricorne (23°27S), là aussi, pause photos.
Le paysage évolue doucement, vers le désert du KalaHari (23°35S, 21°30E) où nous nous arrêterons ce soir. Nous sommes accueillis au campement (27,000 ha ! 25°41S, 19°53E), où l'on nous propose un « game-drive » pour ce soir. Le temps que je comprenne de quoi il s'agit, que je demande leur avis aux gosses (réponse : « ouais, youpi ! »), on a juste une heure pour monter notre camp et en route pour de nouvelles aventures. Au bas mot, chaque emplacement de camping a un hectare de savane pour lui tout seul ! On ne se gène pas entre voisins !  Au passage, les nanas chronomètrent leur exploit de montage de tente à 13'40'' : le record ne sera pas difficile à battre !!
Le game-drive : excursion en 4X4 aménagé pour un groupe de 6 à 8 personnes, sur des bancs en plein air, dans la savane à la rencontre des animaux. Pas un seul francophone, les guides expliquent tout en anglais rapide, résultat, les enfants font le souc ! Mais pour une première excursion, on est gâtés : oryx, springbok, autruches, écureuils, renard, et même une splendide girafe. Apéro au coucher de soleil avec la girafe en toile de fond, lever de pleine lune dans un décor de rêve, vraiment, que je suis contente de pouvoir nous offrir tout cela.
On en a plein les yeux.
Retour au camp à la nuit tombée, il est 18h30, la mise en route du feu par Cassandre et Margot n'est pas concluante, on ne peut pas être doué partout ! Pas grave, on se rabat sur la bouteille de gaz !
Extinction des feux à 20H30 ! Quelle folie !
 
Mercredi 12 juillet 2006
 
Lever à 6h pour les uns, grasse matinée pour les autres jusqu'à 7h15 !! Il fait un froid de canard, mais la nuit a été bonne pour tout le monde. Margot a entendu gronder des animaux dans la nuit...J'espère que ce n'est pas moi qui ronfle.
Après un petit déj' qui réchauffe les troupes, le soleil commence à nous réchauffer doucement et voilà le moment de lever le camp. Les filles au rangement des tentes, moi à la vaisselle et aux valises à boucler, les gars à chercher des écureuils! Et là, le record de temps au démontage sera encore moins difficile à battre que celui du montage, vu qu'elles ont galéré, ayant laissé les couettes à l'intérieur, les tentes étaient trop épaisses pour être fermées, on recommence, jusqu'à coincer un bout de toile dans une fermeture éclair!.36 minutes plus tard, on est au Lodge à demander de l'aide à un gentil monsieur qui avec des pinces et beaucoup de force finira par nous dépanner.
3 heures de route dans le désert du Kalahari. Nous voilà dans le Quiver Tree (26°28S, 18°15E, 14km NE de Keetmanshoop), où l'accueil laisse un peu à désirer, mais le camp est sympa. Ballade au milieu de gros rochers, puis dans la forêt de cocker boom trees. Magnifiques. Le temps est beau et doux, c'est très agréable.
16h : les fermiers donnent à manger aux « cheetah » : guépards en captivité. Cela fait un peu piège à touristes (et à guépards...) Mais c'est intéressant de voir de près ces magnifiques félins. Puis les enfants découvrent un immense trampoline : partie de rires assurée, d'autant qu'ils sont à un moment surpris par un phacochère (domestique !). Et même s'il n'a pas l'air agressif, il est curieux et « sniffe » les baskets et les pulls restés à côté du trampo (Ambroise ne voudra pas remettre son pull avant que je l'aie lavé !). C'est une scène à mourir de rire ; les enfants en tas au milieu du trampo et le cochon qui fait connaissance autour.
Retour au camp pour un magnifique coucher de soleil. Puis à nouveau, on s'attaque au feu ! On doit faire pitié aux voisins qui viennent nous aider. Ouf !. Puis c'est à notre tour d'aider ceux de l'autre côté : un marmaille s'est fendu sur le front ! L'infirmière gère cela en 2 temps 3 mouvements, improvise des stéristreep et le tour est joué.
La première vraie grillade est bonne ce soir. Et comme d'hab, nous serons tous couchés à 20h30 !
 
Jeudi 13 juillet 2006
 
Toujours dans le même ordre, les levers s'échelonnent de 6h à 7h15!Et toujours dans le même ordre, petit déj', et rangement du camp. Les  filles font des progrès époustouflants, les tentes sont pliées en 23'. Un dernier petit tour de trampoline avant de partir (15 minutes maxi, et si vous êtes sages,  1/4  d'heure !), nous fait rencontrer une bande de suricates. Après PumbaTimon ce matin, vivement Simba! Comme quoi Walt Disney a aussi son intérêt dans l'apprentissage animalier.... (n'est-ce pas Michel?...!!)
Petit coup de tel sat pour rassurer les parents Salomé de la bonne santé de leur progéniture : les textos ne passent pas.
Et nous voilà repartis joyeusement pour 3h de route. Du désert pour changer. Arrêt dans un magasin pour faire des courses, des petits enfants nous demandent de garder la voiture contre une pièce. Ambroise a du mal à comprendre !
En fin de parcours, nous nous arrêtons pour prendre en photo des panneaux de signalisations indiquant le probable passage d'autruches, de zèbres, ou de gazelles !
Cinq minutes plus tard, nous croisons des autruches !!
Arrivés à Fish River Canyon (27°36S, 17°37E), nous faisons les formalités d'usage, remplissons les formulaires d'identité, et nous acquittons de l'entrée dans le parc national. Puis nous allons regarder les différents points de vue et pique niquer dans la nature : un petit écureuil pas timide vient nous dire bonjour, les enfants essaient de voir ce que ça mange : pas des oranges, pas des pommes, pas des chips, mais des Spéculos !!! Bon à savoir, les écureuils namibiens sont « spéculivores ». Nous observons au fond de la vallée à la jumelle des babouins.
Retour au camp, très joli encore une fois, les filles sont décidément trop fortes et pulvérisent encore leur record. Le feu à mettre en route devient  un jeu d'enfant. Le vent est frais ce soir.

 
Vendredi 14 juillet 2006
 
Fête nationale ! On est loin de ça ici. Nous devions faire l'aller-retour à Aï Aïs (27°55S, 17°29E) aujourd'hui, environ 70 Km de route. Je demande à l'entrée du parc si on peut aller dormir ce soir là-bas avec notre passe : aucun problème. Nous reprenons donc la route pour 1h, et arrivons dans une mini station balnéaire, plein de monde, resto, boutique, c'est l'hallu ! J'ai un peu les boules (on s'habitue vite à la vie de sauvage) mais je me reprends vite, car Cass' trouve ça super (on se croirait en France !!) et il y a une immense piscine d'eau chaude, issue de sources chaudes (brûlantes, même) juste à côté. Elle fait au moins 37°, et vu que le vent est frais, on y passe une bonne partie de l'aprèm, c'est rêvé pour les enfants. Ce soir, ils ont eu leur dose, 19h30 au lit !! Je prends les gars avec moi sous la tente, car il y a eu des crises ce matin, Merlin ayant bougé énormément pendant la nuit dernière avec les filles. Les textos sont impossibles à passer. J'en reçois par contre ! Je n'ai pas tout compris.
 
Samedi 15 juillet 2006
 
Nous levons le camp de bonne heure pour rejoindre Aus (26°40S, 16°14E). La route se fait sans problème, et nous arrivons dans un site merveilleux où nous sommes pratiquement les seuls. Il fait du vent, mais le soleil nous réchauffe. Nous nous installons et décidons d'aller faire une petite rando de 4km, point de vue magnifique sur le début du désert  du Namib. Les enfants en rentrant décident de grimper le mont qui jouxte le camp, et veulent que je les prenne en photo, d'en bas. Ils ressemblent à des fourmis d'ici. Ambroise n'ira pas jusqu'en haut, n'ayant pas envie de mourir ! Quand l'ombre arrive sur le camp, un vent glacial nous saisit, le temps de prendre une douche et de s'habiller comme des esquimaux, nous ne ferons pas notre barbecue ce soir, j'offre le resto, il fait trop froid ! On s'y rend à pied, les enfants sont crevés et frigorifiés. On mange bien, on retrouve nos amis allemands qui avaient fait le game-drive avec nous il y a trois jours, et rencontrons les premiers français de notre séjour. On mange bien, et le patron nous remmène dans une voiture ouverte (gla-gla), ce qui  nous évite le Km de marche au retour. Vite sous la couette, le vent souffle, c'est de loin la soirée la plus froide depuis le début des vacances.
 
Dimanche 16 juillet 2006
 
Aujourd'hui nous restons dans le même camp, mais devons quand même plier les tentes pour aller du côté de Lüderitz. Une heure de route où nous entrons dans le désert de sable du Namib. C'est magnifique.
Première étape à Kolmanskop (26°41S, 15°14E, 9km E-S-E de Lüderitz), ville diamantifère aujourd'hui à l'abandon. Le guide est en anglais, ce qui ne facilite pas la tâche, mais l'ambiance est là. On visite les maisons dont le sable a pris possession. On se croirait dans les décors d'un film. Étrange. Le guide nous prévient qu'une hyène est ici depuis quelque temps. Effectivement nous trouvons des traces fraîches et tentons de les suivre. C'est excitant, mais la hyène est plus maline que nous et nous ne la trouvons pas !
En route ensuite pour Lüderitz (26°38S, 15°09E). Après avoir cherché un moment un spot pour pique-niquer, nous nous rabattons sur le front de mer où sont installés des jeux d'enfants. Les petits s'éclatent et une fois de plus ne veulent pas quitter le lieu.
Nous partons à la recherche des flamants roses ! Tentons de demander notre chemin à des locaux qui apparemment ne me comprennent pas. Je suis donc obligée de mimer les flamants roses devant les 4 enfants morts de rire dans la voiture ! mais je me suis fait comprendre !!! le monsieur très gentil nous emmène sur le site. Nous sommes un peu déçus car les flamants sont loin et sont...blancs.
Nous arrivons ensuite sur les lieux d'un accident de voiture avec trois blessés. Trois jeunes sud-africains gèrent les premiers secours. Je demande s'ils ont besoin d'aide, ils me demandent des gants, je n'en ai pas. Ils ont l'air d'assurer. Cela ne sert à rien de rester là avec les enfants, nous filons à Agathe Bay (à 5km au N de Lüderitz)). Grande plage venteuse avec en toile de fond les dunes de sable : c'est splendide. Promenade sur la plage, dans le vent. Il est temps de prendre le  chemin du retour car nous voulons avant de retourner au camp aller voir les chevaux sauvages. Nous ne sommes pas déçus : quand nous arrivons, il y en a plus d'une cinquantaine, et la lumière de fin de journée rajoute à ce tableau une ambiance chaleureuse. C'est magnifique.
Retour au camp de Aus à la nuit tombante, il fait moins froid qu'hier, les filles pulvérisent leur record pour le montage. Nous nous habillons chaudement pour aller à notre deuxième soirée resto : oryx et tarte au fromage et caramel : de quoi faire peur mais tout est très bon. Ce soir c'est fête, extinction des feux à 20h45 !
 
Lundi 17 juillet 2006
 
Aujourd'hui, nous avons fait une très longue route (6h), l'itinéraire nous annonçait 5h mais il me semble qu'on en a bien fait 6 ! il y avait 100km de piste toute droite, j'ai proposé à Margot de conduire. Qu'elle ait au moins l'expérience de la conduite à gauche ! ça ne l'a pas démontée plus que ça, elle a conduit nickel. Il faut dire qu'ici, on croise une voiture toutes les 3h et que la route est plus que droite !
Nous sommes arrivés à Sesriem ( camping de Sossusvlei, 24°36S, 15°47E, voir sites et routes sur Namib Desert Map), avons trouvé facilement des places dans le camping, bien qu'on n'ait pas pu réserver à l'avance parce qu'il était soi-disant plein. Le temps de faire une reconnaissance des lieux, et nous voilà partis pour escalader une dune dans le parc national  de Sesriem. Instant incroyable. C'est d'une beauté inouïe, on est seuls, le vent fait chanter le sable. Malheureusement Margot est prise de maux de ventre, et bien qu'elle parvienne à monter, elle ne profitera pas comme les autres des glissades et autres dégringolades dans les dunes. La dune est très difficile à grimper, cela demande un effort intense. On rame dans le sable, le vent essouffle. Mais quelle récompense une fois là-haut ! On redescend au triple galop, retour au camp, barbecue, et un max de rangement pour être prêts au plus tôt demain matin, ... Si Margot est en forme !
 
Mardi 18 juillet 2006
 
Lever aux aurores, même avant les aurores pour aller à Sossusvlei (24°43S, 15°27E). « C'est le coucher de soleil qui se lève ? » dixit Ambroise ! Margot n'a plus mal au ventre et a bien dormi. On embarque les petits en pyj sous la couette dans la voiture.
Arrivés à 5km de la dune, la piste est sableuse, et il y a la possibilité de prendre un transport pour nous amener à bon port. Je ne me sens pas de risquer un ensablement avec toute ma petite troupe dans la voiture, on joue la sécurité. Et nos voilà partis à crapahuter dans les dunes pendant 3 heures. La lumière est splendide, le paysage grandiose. Je prends des photos qui bien sûr ne rendront pas comme en nature, mais, qui donneront une idée. Moi je mets tout ça dans un coin de ma tête !
Retour sur cette belle route, avec encore un arrêt sur une dune pour jouer encore, et arrivés au camp (NdMM : je suppose que c'est retour à Sesriem), notre place est prise par un couple, qui a le même emplacement que nous attribué par le bureau. Je retourne au bureau et le monsieur me dit qu'on peut aller s'installer à côté des toilettes. Je vais voir avec les enfants, personne n'est enthousiaste, alors on décide à l'unanimité de se barrer de là. Ils ne veulent pas nous rembourser notre nuit pré payée ! On s'en fout, on se casse ! Je ne veux pas me faire parasiter mes vacances par des ondes négatives de gens pas sympas.
Et l'on a bien fait ! Nous tentons notre chance sur notre prochaine étape, Naukluft ( Tsauchab River Camp S24°26'37" E16°10'11", cf carte), avec une journée d'avance. L'accueil est super sympa, le camp tout calme, le long d'une rivière. C'est génial. J'en profite pour laver du linge : ce sera décidément cette corvée qui sera la plus galère des vacances. Et il faut tout ranger : il paraît que les babouins sont là et fouillent partout. Pour ce soir, on ne les a pas vus. La soirée est douce. On est bien, ici.
 
Mercredi 19 juillet 2006
 
Aujourd'hui, grasse matinée ! Margot est contente ! On se la joue farniente, petit déj' au soleil, mise en route piam-piam, et l'on se décide pour une ballade à pied dans la rivière afin de trouver des piscines naturelles. En fait on se trompe de chemin, et l'on se fait un bon bout avant de trouver des piscines, mais la route est jolie, on voit des sortes de marmottes (dassie) et des perruches. Il y a plein d'oiseaux dans ce pays. Les gars font des courses de petits bâtons dans les cascades, les filles bullent. Le retour est un peu laborieux et nous vaut la gueule de Cassandre ! Retour pique-nique, lessive (eh oui, on n'avait pas tout fait hier !) et pendant que les unes bullent et que les gars jouent encore dans la rivière, je vais à pied au bureau (1km) chercher de l'eau, de la viande et des boissons. Je croiserai en chemin des traces de zèbres, (mais pas de zèbres ?) Et des babouins qui crient dans la montagne. Barbecue lancé à 17h, fin du repas à 19h, on range au maximum ce soir pour essayer de démarrer tôt demain. Une journée de pause ne fait pas de mal : je trouve les enfants facilement de mauvaise humeur aujourd'hui.
 
Jeudi 20 juillet 2006
 
On lève le camp d'assez bonne heure ce matin, réveillés par les cris des babouins. Et dans les premiers Km de route, nous aurons la chance de croiser de zèbres, des kudus, et des dromadaires. Nous nous arrêtons dans un endroit improbable : Solitaire (23°59S, 15°58E, voir Naukluft), au milieu de nulle part dans le désert, une station-service doublée d'une cafétéria, ambiance « Bagdad café », où un gros Allemand avec queue-de-cheval, à l'allure de biker, sert un apple-pie à vous faire tomber par terre. On arrive au bout de 4 heures à Walvis Bay (22°56S, 14°30E). C'est une ville résidentielle calme qui borde la mer, avec des rues larges, toutes propres, et un lagon que se partagent pélicans, flamants roses et mouettes. Nous en faisons le tour histoire de faire le plein d'essence, d'argent, de bouffe, et de bons plans pour les trois jours à venir. Ballade en bord de mer, nous ramassons des plumes de flamants roses, les enfants leur courent derrière pour les faire s'envoler, nous assistons à un superbe coucher de soleil. Nous finissons la soirée dans un B&B, bien mérité après ces 10 jours de brousse et de désert, tout poussiéreux que nous sommes. La douche brûlante et la couette toute douce et toute chaude nous font le plus grand bien.
 
Vendredi 21 juillet 2006
 
Une nuit confortable !!! nous déjeunons ce matin en faisant chauffer nos bols dans un four micro-ondes !!! puis nous nous préparons pour une sortie en mer. C'est l'Atlantique, ici ! dès le départ, l'ambiance est là car des otaries sautent sur le bateau. C'est très sympa comme animal, les gens du cirque ne doivent pas faire grand chose pour les éduquer, tellement c'est vif et ça semble comprendre vite. On rencontre aussi sur notre chemin des pélicans, imposants, des dauphins, beaucoup plus gros que ceux que l'on voit à la Réunion. On s'amuse beaucoup avec les otaries ! retour à terre au bout de 4 heures qui nous ont semblé bien courtes. Et cet après-midi, nous nous mettons en chasse de timbres, d'une laverie pour laver les draps qui sont trop poussiéreux du désert, et d'un cybercafé pour envoyer des news et tchater un peu. Et l'on arrive à tout faire !! c'est la civilisation, ici !
Ce soir, nous partons pour Swakopmund (22°40S, 14°31E), la ville voisine, où nous attend un « bungalow » pour deux jours, vu que le temps ici est glacial et très venteux, il n'était pas conseillé de faire du camping.
Nous allons au resto : un resto africain qu'on nous avait conseillé, c'est délicieux, pour tout le monde ! encore une bonne journée qui s'achève, les troupes sont fatiguées mais il faut dire qu'il est tard ce soir : 21heures !!
J'allume l'ordinateur à notre retour pour écrire le journal quotidien, et à ma stupéfaction il y a du réseau dans ce B&B !!!je vais en profiter pour mettre quelques mails car je ne suis pas sûre d'avoir correctement envoyé ceux d'hier dans le cybercafé.
 
Samedi 22 juillet 2006
 
Je crois qu'on est à la moitié des vacances. À la fois ça passe vite et l'on en a déjà tellement vu et fait ! Ce matin, c'était Versailles. Petit déj' hyper varié et complet, oeufs, bacon, jus, fromages, fruits, céréales !!
Puis départ pour Cape cross (21°46S, 13°59E), là où se trouve la plus grande colonie d'otaries du monde. J'ai compris aujourd'hui l'expression « ça pue le phoque ». C'est une odeur épouvantable qu'une tribu pareille. On s'est amusé un bon moment à les observer évoluer. On a vu des chacals qui rodaient. Et l'on est rentrés, la tête pleine de souvenirs et la voiture pleine d'odeurs...
Et cet après-midi, nous sommes allés visiter l'aquarium, sans grand intérêt. La seule chose amusante a été l'immersion d'un plongeur dans le grand bassin pour nourrir les poissons et les tortues. On a fini par traîner sur la plage (comme d'hab', en pull et en écharpes !).
Et le repas s'est passé au même endroit qu'hier, tout le monde ayant été si content qu'on a eu envie de recommencer !
Ce soir, je profite de la connexion pour passer quelques messages et tchater un peu. C'est hallucinant de pouvoir communiquer si facilement, alors qu'on est si loin physiquement.
Du coup je traîne !!!
 
Dimanche 23 juillet 2006
 
Nous nous refaisons ce matin encore un petit déj' gargantuesque, puis derniers au revoirs sur le tchat et c'est reparti pour 15 jours de brousse ! Rappro d'essence et de bouffe. La Namibie est un pays dans lequel on ne vend pas d'alcool le dimanche ! Donc je n'aurai pas de bière !
Le compteur kilométrique passera ce matin les 3000km depuis notre départ ! le temps estimé pour cette étape nous crée une bonne surprise, nous roulons 1H45, alors qu'on avait prévu 3 heures ! c'est super !
Nous arrivons au milieu de nulle part, Spitkoppe (21°40S, 15°40E), des énormes rochers de granit dans le désert. Une fois de plus nous sommes émerveillés ! les formes, les lumières sont de toute beauté. Les filles montent le camp, puis nous allons faire les lézards en maillots, sur un rocher, crème solaire, bouquins ! Les premiers voisins dans le camping sont à 1km ? Ici, l'espace n'est pas un luxe. Les enfants jouent aux cartes, je vais faire un tour, méditer sur un gros rocher. Il y a vraiment une belle énergie dans ce pays. À mon retour, nous escaladons le rocher qui surplombe notre camp, prenons de jolies photos, puis redescendons pour l'apéro et la mise en route du feu, moment habituel maintenant de nos soirées d'aventuriers.
 
Lundi 24 juillet 2006
 
On reprend le rythme montage-démontage, après ces quelques jours de B&B. Et comme hier, une bonne surprise nous attend : alors qu'il était prévu 4H30 de route, notre étape est faite en 2 heures. Nous prenons connaissance des lieux et avant de monter le camp, allons visiter le site de peintures rupestres de Twyfelfontein (S20.34 E14.22). Un étonnant édifice tout en bidons de métal fait office d'accueil, puis un guide nous montre les dessins vieux de 2000 ou 5OOO ans.
Le camp est monté le long d'une rivière, à sec, vu la saison.  On nous dit que les éléphants sont dans cette région. Il n'en faut pas plus aux deux filles pour aller se balader dans le lit de la rivière ! À la recherche des pachydermes ! (pourvu qu'elles ne les rencontrent pas, je ne sais pas comment ils réagissent devant d'aussi jolies jeunes filles !). Le camp est peuplé de plein d'oiseaux de toutes sortes, il y a des perroquets, des ?, des ?, il faut que je regarde les noms dans le guide !!
 
Mardi 25 juillet 2006
 
Peu de route ce matin, on arrive dans un camp sympa ( Khorixas, 20°22S, 14°58E ), la dame de l'accueil nous prévient qu'un éléphant était dans le camp la nuit dernière, que s'il revient, il suffit de se mettre sous la tente calmement, qu'on peut le prendre en photo... Mais sans flash ! (cf. Tintin au Congo !!)
Nous installons le camp, et je profite d'avoir un peu de temps et de l'eau chaude pour laver du linge. Puis à 15h30, nous partons en game-drive avec le secret  espoir de croiser des rhinos, des éléphants et des lions. Nous croiserons des zèbres, des oryx et des springboks ! Mais aurons un guide originaire de cette région (le Damara, 21°50S, 16°50E) et qui parle en « cliquant » (Cf. les dieux sont tombés sur la tête !) il nous apprend donc à parler en cliquant, c'est très difficile, surtout pour des « déglu primaires » de notre espèce. Il nous montre également comment s'écrivent ces sons. Margot achèvera cette séance d'anthropologie en enregistrant le monsieur sur son portable !! Sera-ce sa prochaine sonnerie ???
 
Mercredi 26 juillet 2006
 
Ce matin c'est le spectacle ! le fameux éléphant d'hier est dans la rivière à quelques mètres de nous. Il mange tranquillement de l'herbe et se laisse photographier. C'est un mâle, il vit en indépendance du reste du groupe.
Nous partons sans oublier de faire le plein d'essence, et sans aucune appréhension prenons la route... Pour s'apercevoir 50 Km plus loin que nous avons pris une mauvaise direction !! Dur dur ! après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre et de changer le projet de ce soir, nous irons dormir à Opuwo (18°03S, 16°48E). La route est longue, 5 heures, le câble de recharge de l'ordinateur fait des siennes, mais nous finissons par arriver à bon port, chez un français à l'accent du sud. C'est sympa de pouvoir échanger un peu !!
Les alentours du camp me font penser à une Afrique que je connais, sèche, herbeuse, plutôt sale, grouillante de monde et d'animaux. Nous allons avec Margot à pied au supermarché voisin. Pour cela, nous traversons un petit marché Himba, animé, les femmes sont teintes de rouge, torse nu, pleines de bijoux, des « rastas » de terre rouge, des jupettes en peau de chèvre. Elles sont impressionnantes, plutôt rondelettes et très jolies de visage. Et surprenant aussi de se retrouver à la queue aux caisses de supermarché derrière une de ces femmes, et devant une de leurs homologues habillée à l'européenne.
De retour au camp, les enfants jouent avec le fils du propriétaire des lieux, un peu plus jeune qu'eux, ils se baignent, l'eau ne doit pas dépasser les 15° !! Après ils chahutent ensemble autour de la piscine, et le petit Freddy tombe à l'eau, tout habillé, il ne sait pas nager ! Je le sèche et le ramène à sa maman. Nous ne le reverrons pas de la soirée !
 
Jeudi 27 juillet 2006
 
Il fait doux dans cette région, le repli du camp n'est pas trop dur ce matin, les filles d'ailleurs continuent de parfaire leurs scores au timing du montage (3'52'') et du démontage (7'59''). Il est temps de dire au revoir à Jacky (1h30 !!) et nous voilà repartis. Cette fois c'est de la piste possible uniquement aux 4X4, jusqu'à Epupa Falls (S17°03’ E13°15’, voir carte locale) ! j'angoisse un peu. Et finalement, ce n'est pas si terrible, et comparées aux pistes malgaches, les pistes namibiennes sont des autoroutes !!
Nous arrivons dans un endroit splendide, paradisiaque ; d'ailleurs Ambroise ne s'y trompe pas, c'est ici qu'il vivra quand il sera grand !
Le camp est à la hauteur du reste, magnifique. Nous calons ici cet après-midi. Une grosse dame vient me voir et me dit en anglais « I'm a washing machine !! » je saute sur l'occasion pour lui donner un bon paquet de linge !
Nous prenons aussi RV avec un guide pour demain matin. Les enfants jouent, je lis. Tout va bien.
Il fait très chaud, c'est assez rare pour le faire remarquer !
Je vais discuter un peu avec nos jeunes voisins de camp qui sont français. Agnès, Anne-Lise, Sandra, Aurélien et Michaël. Nous buvons l'apéro ensemble, ils sont très sympas.
 
Vendredi 28 juillet 2006
 
Grasse matinée aujourd'hui, nous avons RV avec le guide à 9h. Nous allons visiter un village himba. Nous achetons un sac de farine pour eux, ce qui est dans les habitudes, et nous partons avec notre guide, John, qui fera la traduction. Le « chef » nous accueille, un vieux monsieur de 75 ans, et nous visitons leur petit camp, un parc à veaux et à chevreaux au centre, 4 cases à chaque point cardinal autour de ce parc : une pour le « chef », et une pour chacune de ses trois femmes. Entre ces huttes d'autres petites huttes : celles de ses filles et de ses petits-enfants. Il n'y a pas grand monde : les hommes sont avec le bétail dans la brousse, les femmes sont en dehors du camp, avec une dizaine de garçonnets, circoncis depuis avant-hier. Il est de coutume de les laisser en dehors du camp, jusqu'à la cicatrisation complète. Nous allons les visiter ensuite. Ils sont tous beaux et semblent en bonne santé. Je me renseigne sur leur alimentation de base : lait de chèvre et viande. Ils ont tous de très belles dents.
Tout ce monde a l'air très calme, peu d'activités au cours de la journée, rythmée toujours de la même façon : cuisine, recherche de bois et d'eau pour les femmes, garde du bétail pour les hommes. Nous restons deux heures en leur compagnie. J'ai le temps de traiter un peu le vieux qui souffre du genou !
Et nous prenons le chemin du retour en fin de matinée : en effet, nous devons aller « rafter » cet après-midi !! Nous mangeons dare-dare, et repartons avec un autre guide, Lucas. Les enfants sont partagés entre l'excitation et la peur : la rivière est pleine de crocodiles !! Après quelques instants de pagaye, et après avoir croisé de loin deux ou trois crocos qui s'avèrent avoir plus peur que nous, toute appréhension a disparu et tout le monde se régale ! Enthousiasme général pour petits et grands. Nous naviguons sur la Kunene River, qui fait frontière avec l'Angola que nous avons sur la rive droite. Pas mal de crocodiles en effet, nous ne verrons par contre aucun babouin ni aucun singe. Nous invitons le guide à boire un coup ce soir au camp, nous avons aussi invité les français d'hier soir.
Petite ballade en fin de journée sur les hauteurs pour admirer les chutes, c'est un spectacle grandiose que toutes ces chutes qui tombent dans cette rivière. Nous ne regrettons pas notre escapade !
De retour au camp, nous partageons comme prévu l'apéro avec les français, Lucas n'est pas venu, tant pis. Puis chacun retourne à son camp pour l'habituelle grillade, et c'est le coucher 20h45. À ce moment-là, Cassandre m'appelle dans mon lit pour me dire « maman, le guide vient d'arriver avec une bouteille de bière !! ». Je ne suis pas en tenue pour le recevoir, je lui explique de mon lit (je dévore la fin des « cerfs-volants de Kaboul »), que nous devons lever le camp tôt demain matin et que nous sommes déjà couchés ! Merlin est tout déçu, il s'était bien entendu avec lui cet après-midi.
 
Samedi 29 juillet 2006
 
Aujourd'hui est une journée un peu spéciale car nous avons beaucoup de route à faire et donc ce sera une étape pour rejoindre le Parc National d'Etosha. Les 6 heures de route se passent plutôt bien et nous arrivons dans le joli camp de Hobatere (S19°19 E14°22), qui jouxte la frontière ouest d'Etosha. Chacun vaque, lecture, jeux de cartes, et l'après midi s'écoule comme ça. Une bonne douche, chauffée au feu de bois, fait du bien à tous les crasseux qui n'avaient pas vu l'eau depuis un moment ! Et puis au repas, c'est fête ! Nous attaquons l'apéro avec des cacahuètes, puis tentons la recette chutney au fromage : ce sont de toutes petites courges toutes rondes et très dures, dont nous vidons les pépins pour les remplacer par du fromage (fêta et gouda), puis on remet « le chapeau », on emballe dans de l'aluminium et on le met à cuire dans les braises. C'est bon ! Nous finissons par un kilo de yaourt aux fruits des bois : c'est l'orgie !! Nous avions fait les courses tous ensemble ce matin, et du coup, chacun a eu un peu de ce qu'il aime !
 
Dimanche 30 juillet 2006
 
Départ pour quatre jours à EtoshaAukokuedjo (19°11S, 15°56E). Et à partir de là c'est le feu d'artifice !! les points d'eau sont de véritables fourmilières de zèbres, de springboks, d'oryx, etc. Nous allons balader en dehors du « village » en voiture : interdiction formelle de descendre de voiture. Du coup c'est un peu long  pour les gars qui chahutent et me perturbent la conduite. Il faudra qu'on trouve une idée de divertissement pour avoir « la paix » demain !! le soir, à la nuit tombée, au point d'eau du camp éclairé par des projecteurs, nous pouvons admirer la toilette d'un éléphant, et le passage d'une hyène. (18°53S, 15°47E) ! nous tentons une entrée du parc par l'ouest, mais n'avons pas de permis pour la réserve. Nous sommes dons obligés de faire trois heures de route pour rejoindre l'entrée sud, à
 
Lundi 31 juillet 2006
 
Aujourd'hui première galère au repli des tentes, une des deux est coincée et ne veut pas se refermer ! Il nous faudra l'aide d'un gentil voisin musclé pour la forcer un peu, et ensuite, notre perspicacité, notre astuce et notre persévérance pour trouver les boulons qui déconnent, trouver la boîte à outils, trouver les bons outils et enfin faire ce qu'il faut faire !!! Nous avons trouvé un super jeu pour intéresser tout le monde pendant le voyage ! Les filles ont déterminé la valeur de chaque animal, en fonction de leur fréquence de rencontre, et Cassandre, meneuse du jeu, comptera qui voit quoi !! Le score final sera en ordre décroissant d'âge !
Aujourd'hui encore nous sommes gâtés : éléphants sur la route, rhino au point d'eau, nous croiserons des italiens qui auront la patience d'attendre trois heures devant un bosquet pour qu'une hyène sorte chasser un springbok pour ses trois petits. On les retrouve le soir au camp pour partager leurs photos !!
Le soir au point d'eau : toilette de 9 éléphants, et passage de trois rhinos !
Cette réserve est vraiment une merveille pour qui aime observer et « traquer » les animaux. Je me régale au moins autant que les enfants !
 

Publié dans Archives: la Namibie

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Viswa 14/12/2015 07:07

Excellent Article,Well Written,thanks for sharing us...